thèmes des ateliers d'écriture (1)

 

Thèmes pour ateliers d'écriture à la journée :

 

1/ C'est pas toujours rose tous les jours.

 

            « Oh, la la la vie en rose, le rose qu'on nous propose… » Alain Souchon.

           

            Tout n'est pas en effet toujours rose dans nos vies, au travail, dans la famille, etc.. Et certains moments ne sont même pas roses du tout. Mais pourquoi tout devrait-il être rose ? De quoi avons nous peur pour tant rêver d'un rose éternel ? A quoi veut-on nous forcer en nous forçant à croire que tout devrait être rose ?

            Poser par écrit ce qui n'est pas rose, c'est peut-être aussi pour tenter d'y remettre des couleurs, d'y redonner du sens, de se ré-emparer de ces morceaux disjoints qui font nos vies.

            L'atelier nous permettra peut-être de trouver un autre rose, plus conscient, plus lumineux aussi.

 

2/ Je ne me souviens pas bien…

 

            Dieu merci, nous ne nous souvenons pas de tout. Notre mémoire n'est pas un super-calculateur d'où tirer à chaque instant le bon fichier, le souvenir exact et véridique.

L'oubli est une forme de mémoire, encore que l'oubli ne soit pas toujours complet.

Par ailleurs, une bonne partie de notre mémoire, les souvenirs de ce qui nous a concerné, notamment nos souvenirs d'enfance, ne nous appartient pas vraiment en propre mais est détenu par d'autres qui ne nous en ont souvent dit que des bribes passées au filtre de leurs émotions e des ratées de leurs propres mémoires.

 

Au fil de l'atelier, nous allons partir à la pêche aux souvenirs incertains, aux trous noirs ou au contraire à la chasse aux souvenirs si brillants qu'ils en sont peut-être suspects. Nous chercherons aussi ces souvenirs inexplicables, minuscules qui remontent à la surface sans crier gare et nous laissent parfois perplexes.

 

Et pourquoi pas fabriquer de bons gros et faux souvenirs à se prêter ou à prêter à un personnage ?

 

3/ De l'autre côté de la rue (du boulevard, de l'autoroute, du fleuve)

 

            Le monde est global et pourtant morcelé en milliers de petits territoires séparés par des lignes invisibles ou bien de franches ruptures. L'étrange, l'étranger, l'incompréhensible est parfois de l'autre côté de la rue, là où l'on n'ira jamais ou alors par accident, par nécessité, par curiosité ou défi……

 

            De nos lieux de vie, nous partirons à la découverte de ces ailleurs si proches et si lointains.

            L'atelier balancera entre la recherche de détails comme de fantasmes pour arriver à un récit court mais dense.


 

4/ S'il n'y avait pas eu…

 

            S'il n'y avait pas eu la guerre, s'il n'y avait pas eu la fermeture de l'usine, s'il n'y avait pas eu cette maladie, s'il n'y avait pas eu celle ou celui que j'aime….. Les « s'il n'y avait pas eu » ne manquent pas, dramatiques ou heureux, qui font nos vies autant que nous croyons les faire.

 

            L'atelier n'a pas vocation à « soigner » en écrivant, mais à écrire à partir de ces « s'il n'y avait pas eu », réels ou imaginaires, qui seront des pépites à trouver ou créer pour avancer dans la brousse des mots et des émotions.

 

5/ On reprend tout à zéro.

 

            « faire table rase », « mettre les compteurs à zéro ». Qui n'a pas rêvé un jour d'effacer, de rayer de sa carte ce qui a foiré, ne s'est pas déroulé ou continué comme elle ou il l'aurait voulu (ou rêvé) ? Et cela ne concerne pas que nos vies d'adultes. L'enfance aussi est jonchée de ces « trucs » qui n'ont pas marché.

 

            L'atelier sera une partie de pêche aux souvenirs vrais ou feints, une excursion sur les chemins qu'on aurait peut-être pris si, sur ceux sur lesquels on s'est trouvé embarqué, avec celles ou ceux qui nous y ont accompagnés ou laissé aller. Pour se rendre compte qu'on ne peut peut-être pas tout effacer si facilement.

 

6/ Le conte est bon.

 

            « il était une fois… », quoi ? qui ? où ? quand ?

            il y a toujours un gentil, un méchant, un traître, une princesse, parfois un dragon ou autre monstre, quelque chose à trouver (trésor, formule magique, filtre, pouvoir) et en général une fin heureuse.

            Chacune ou chacun porte peut-être un conte préféré, qui lui parle.

 

            L'atelier sera celui d'une construction d'un conte collectif, chacun y apportant sa pierre, son ciment et son imaginaire.

 

7/ de la cave au grenier

 

            Une maison imaginaire (ou réelle) visitée de haut en bas, de long en large. Une maison peuplée ou vide, mais pleine de souvenirs et d'émotions. C'est qu'une maison en a des choses à dire sur ce qui se passe en son sein et autour d'elle, sur les sentiments qu'on a ou pas pour elle. Les maisons ont des mémoires d'éléphant, et pour peu qu'on leur laisse la parole elles en ont à raconter !

 

8/ Dans mon immeuble il y a…….

 

            Un appartement sans nom sur la porte ; on y entend parfois des bruits mais on ne sait pas qui y habite… une vieille dame, charmante et qui se trompe toujours sur les noms des uns et des autres…..le voisin du dessus qui rentre souvent à point d'heure et met la télé en plein milieu de la nuit…et qui d'autre ?

 

            Au cours de l'atelier, nous allons visiter votre immeuble, réel ou imaginaire ou peu des deux. Il en faut peu pur en faire toute une histoire sur les pas de Georges Perec.

 

9/ Je voudrais être…….

 

            Quoi ? Qui ? d'autre que ce que je suis ?

            Un objet qu'on remarque

            Un animal dont on prend soin

            Un végétal qu'on bichonne

            Un vêtement (qu'elle ou il porte si bien)

            Un sentiment qu'on voudrait être éprouvé………

 

            Qui n'a rêvé d'être autre un moment ou pour toujours, et pas nécessairement dans son enveloppe humaine : à quoi rêvent les lits ? que ressent la fleur qu'on hume ? et ce tissu sur votre peau, que ressent-il de vous ?

            C'est ce que nous explorerons, et qui sait si nous n'aurons pas les uns et les autres quelques belles surprises qui s'écriront au fil de la journée.

 

10/ les endroits où j'ai vécu

 

            On croit tout savoir de sa vie. Et pourtant ! En repartant sur ses traces on voit remonter des souvenirs enfouis. Partir à la recherche de ces lieux où on a vécu fait revenir à la surface un énorme matériau littéraire, plein de détails, d'émotions, de bribes de récits familiaux. De quoi couvrir des pages et des pages sans presque s'en rendre compte. Si on y ajoute les lieux où on aurait pu vivre, ça devient une mine d'or à ciel ouvert.

 

            Que du plaisir !



    Ca donne l'eau à la bouche, non ?



Article ajouté le 2007-08-31 , consulté 250 fois

Commentaires


naisioxerloro le 29/11/2007 à 11:48:21
Hi.
Good design, who make it?

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